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Assurance vie: la bataille entre les assureurs et le gouvernement est lancée

31 août 2017

Assurance vie: la bataille entre les assureurs et le gouvernement est lancée

PLACEMENT Les assureurs préféreraient que l'imposition des contrats d'assurance vie soit maintenue intact en contrepartie d'une durée de détention plus longue, en réaction à un projet gouvernemental.

Augmentation de la fiscalité pour les contrats dépassants 150 000 €

Nous tenons à le dire tout de suite, le gouvernement envisage de relever à 30% la taxation des fonds investis en assurance vie lorsque ceux-ci dépassent 150.000 euros, ainsi, pour ceux qui disposent d'une assurance-vie de moins de 150 000€, pas de changements.


"Nous proposons de maintenir la fiscalité actuelle à condition de deux choses: d'une part de prolonger, de passer au-delà de huit ans, à 10 ou 12 ans" la durée de détention d'un contrat d'assurance vie avant cette imposition et d'"orienter un peu plus (les épargnants) vers des placements à risque", a plaidé Bernard Spitz, président de la Fédération française de l'assurance (FFA), sur RMC.

"Ce ne sont pas les contrats qu'on taxe, c'est les gens", a dit le patron de la fédération.


Actuellement, la taxation qui s'applique en cas de rachat (partiel ou total), c'est-à-dire lorsque le détenteur du contrat décide de récupérer l'argent placé sur son assurance vie, est dégressive en fonction de la durée de détention du contrat.


Les Français concernés par ce projet gouvernemental "ne sont pas seulement ceux qui ont 150.000 euros" placés en assurance vie mais aussi "ceux qui ont réparti entre plusieurs contrats leur patrimoine parce qu'ils avaient peur" de la limite garantie par l'Etat à 70.000 euros (en cas de faillite d'un établissement, les placements en assurance-vie sont couverts par un fonds de garantie jusqu'à 70.000 euros par souscripteur ou bénéficiaire et par société d'assurance, NDLR), s'est inquiété M. Spitz.


Levée de boucliers des épargnants

Du côté des organisations d'épargnants, la levée de boucliers se poursuit notamment avec la Faider, qui revendique la représentation d'un million d'épargnants au travers de ses associations membres.

Dans un communiqué, l'organisme "regrette cette réforme, qui alourdit les prélèvements obligatoires sur l'épargne de long terme préférée des Français, qui est source de complexité accrue, et qui ne tient pas compte de l'érosion monétaire sur le revenu des placements de long terme".

 

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