ACTUALITÉS ECONOMIQUES ET FINANCIÈRES

En 2018, les banques pénaliseront davantage les clients peu fidèles

13 novembre 2017

En 2018, les banques pénaliseront davantage les clients peu fidèles

FINANCE Alors que la concurrence se renforce, les banques sont nombreuses à augmenter le coût de transfert des produits d'épargne. Globalement, leurs tarifs standards augmenteront peu en 2018, mais la facturation sur-mesure se développe.

Pour répondre à l'arrivée de nouveaux acteurs comme Orange Bank, les établissements traditionnels - Crédit Agricole en tête - ont commencé par lancer des offres bancaires simples, au tarif « low cost ». Mais leur réplique commerciale entraîne aussi paradoxalement des hausses de tarifs.


En 2018, comme le révèlent les premières plaquettes tarifaires des établissements publiées à ce jour, les banques ont décidé d'être bien plus sévères à l'égard des clients qui les quittent ou qui commencent à ne plus utiliser leurs comptes régulièrement.

 


Des dizaines d'euros de hausse

La Banque Postale augmente ainsi de 66 % les frais facturés pour la tenue des comptes dits « inactifs » , c'est-à-dire qui n'ont pas enregistré de mouvement pendant douze mois. La filiale de La Poste les porte ainsi à 25 euros par an, contre 15 euros en 2017. Un niveau qui reste toutefois en dessous de la limite imposée par la loi de 30 euros dont s'acquittent désormais la grande majorité des établissements.


Pour les clients volatils, le transfert de leurs produits d'épargne va par ailleurs devenir de plus en plus coûteux. En 2018, le CIC va facturer 90 euros le transfert d'un plan ou compte épargne logement (PEL/CEL) dans une autre banque, contre 67 euros en 2017.


A La Banque Postale et au Crédit Agricole Ile-de-France des hausses similaires sont appliquées lors de transferts. De même à la Banque Populaire Occitane où les frais de transfert de comptes titres passeront de 70,50 euros en 2017 à 85 euros en 2018.


Outre ces hausses ciblées, en 2018, l'inflation tarifaire reste pour l'instant modérée dans les banques de détail. Seules certaines lignes tarifaires, déjà orientées à la hausse, continuent de progresser.

 

 

Les chiffres alarmants de l’économie vénézuélienne La croissance devrait atteindre 0,5% en France au 4e trimestre

Copyright ©2018 MINUTE LYON   |    Tous droits réservés, toute reproduction interdite.