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Les plus pauvres, premières victimes des frais bancaires

25 octobre 2017

Les plus pauvres, premières victimes des frais bancaires

FINANCE Selon une étude de l'association 60 Millions de consommateurs, les frais bancaires pénalisent particulièrement les personnes en difficulté financière.

 

C'est un constat accablant pour les banques que dresse «60 Millions de consommateurs». «Les consommateurs en difficulté financière persistante se voient prélever près de 300 euros de frais par an contre 34 euros - pour les clients lambda en moyenne», affirme l'association dans le cadre d'une étude effectuée de concert avec l'Union nationale des associations familiales (Unaf) et à paraître novembre. Cette étude se base sur des données 2016. Pour établir cette comparaison, «60 Millions» se base, d'un côté, sur un panel de près de 400 lecteurs, et, de l'autre, sur plus de 200 foyers auprès desquels intervient l'Unaf pour des situations de fragilité financière.

Concrètement, en 2016 un foyer en difficulté sur cinq s'est vu prélever plus de 500 € au titre des frais de fonctionnement et d'incidents bancaires.


En cause, selon les associations, l'explosion des coûts facturés au client dès qu'un découvert est dépassé ou qu'un paiement est rejeté, au risque d'empêcher sa situation financière de se redresser. Le problème vient donc aussi des comportements des clients, financièrement stressés par des besoins de consommation toujours plus pressants, et souvent confrontés à des périodes de solde bancaire négatif.


Il existe pourtant une offre «client fragile», plafonnant les frais

Contactée par Le Figaro, la Fédération Bancaire Française (FBF) souligne que les banques ont mis en place des dispositifs légaux censés soulager les titulaires les plus fragiles. Lorsque la banque constate des incidents répétés, elle doit informer le détenteur du compte et lui proposer de souscrire à une offre spécifique, qui lui permet de mieux contrôler son budget. Cette offre, dite «client fragile» propose des alertes par sms, des cartes à autorisation systématique, etc. Elle est facturée trois euros par mois, mais propose des plafonnements de frais bancaires, et est souvent couplée à la disparition du chéquier et de certains moyens de paiements trop risqués.

 

Pour conclure, ses frais punitifs généreraient selon 60 millions de consommateurs un bénéfice net de 4,9 milliards d'euros.

 

 

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