ACTUALITÉS ECONOMIQUES ET FINANCIÈRES

Les chiffres alarmants de l’économie vénézuélienne

15 novembre 2017

Les chiffres alarmants de l’économie vénézuélienne

ECONOMIE Déclaré en défaut partiel par deux agences de notation, le pays dirigé par Nicolas Maduro est au bord de la faillite. Et les lendemains s’annoncent difficiles.

La lente descente aux enfers du Venezuela se poursuit, alors que le pays vient d’être déclaré en défaut partiel sur sa dette par les agences Standard & Poor’s et Fitch.


Et même si le président Nicolas Maduro compte sur une restructuration de la dette du pays - notamment grâce à une renégociation avec la Russie et la Chine - la situation économique, sociale et sanitaire n’a jamais été aussi inquiétante. En témoignent certaines statistiques édifiantes.


Largement affecté par la chute des prix du pétrole, ressource dont le pays tire 96% de ses recettes, le Venezuela fait face à une dette abyssale - de l’ordre de 150 milliards de dollars. Et ne dispose plus que de 9,7 milliards de dollars de réserves, alors qu’il doit rembourser 1,47 milliard d’ici la fin de l’année, puis 8 milliards en 2018.


Une équation d’autant plus impossible à résoudre que des sanctions décidées par les États-Unis sont récemment venues s’abattre sur l’économie locale, bloquant de fait l’accès aux devises étrangères et plongeant un peu plus le pays dans la précarité.


Une inflation supérieure à 2000%?


Ainsi, près des trois quarts des Vénézuéliens ont perdu au moins 8,3 kilos lors de la seule année 2016, révèle une étude menée par trois universités locales et plusieurs ONG. Une répercussion logique de la pénurie frappant le pays, elle-même conséquence de la chute des importations alimentaires de plus de 70% depuis 2014. Aujourd’hui, toujours selon cette étude, plus de 80% des foyers sont considérés comme pauvres, 32% d’entre eux ne mangeant plus que deux fois par jour pour réaliser des économies.


Tandis que le PIB du Venezuela devrait décroître de 12% en 2017, d’après les projections du FMI, l’inflation devrait dépasser les 600%. Et les perspectives ne sont guère réjouissantes, puisque l’institution monétaire prévoit que la hausse des prix puisse atteindre… 2300%.


Le salaire minimum, lui, ne suit évidemment pas, et pointe désormais à un peu plus de 97.000 bolivars (31,50 euros), malgré deux augmentations significatives en un an. Un bon alimentaire d’une valeur de 153.000 bolivars (environ 51 euros) est également distribué chaque mois.

À Monaco, l’immobilier pèse plus que la finance En 2018, les banques pénaliseront davantage les clients peu fidèles

Copyright ©2018 MINUTE LYON   |    Tous droits réservés, toute reproduction interdite.